Mieux gérer ses émotions et celles des autres est un enjeu-clé du fonctionnement des relations interpersonnelles dans une organisation:

  • Comprendre le fonctionnement et les déclencheurs de nos émotions.
  • Savoir nommer et distinguer les émotions essentielles.
  • Développer la connaissance de soi et de nos mécanismes internes.
  • Identifier et s’approprier des techniques de maîtrise de soi.
  • Exprimer son ressenti émotionnel par la communication positive.
  • Écouter les émotions des autres avec empathie.
  • Savoir exprimer un point de vue en gérant ses émotions.
  • Gérer les émotions d’autrui pour interagir plus efficacement.

Comment avoir une bonne gestion de ses émotions ?

Notre intelligence émotionnelle reflète les facultés essentielles pour développer la maîtrise de soi et les relations avec les autres.

Un manque d’intelligence émotionnelle peut être dommageable : des émotions trop fortes peuvent perturber nos capacités à raisonner et nous entraîner à agir de manière irrationnelle.

L’intelligence émotionnelle s’appuie sur cinq facultés qu’il s’agit de renforcer. Les trois premières sont relatives à nous-mêmes :

1 – La conscience de soi est la composante fondamentale de l’intelligence émotionnelle

Concrètement, elle consiste à être conscient de notre humeur du moment et de nos pensées relatives à cette humeur. Elle nous permet de déchiffrer nos sentiments et de comprendre en quoi ils affectent nos pensées et nos actions. Ainsi, elle nous permet de limiter l’impact négatif de nos émotions et d’utiliser nos penchants instinctifs dans nos décisions.

Un tiers seulement des individus sont capables d’identifier précisément les émotions qui les traversent.

Or, il est primordial, afin de bien connaître son mode de fonctionnement, de savoir repérer quelles sont les émotions qui nous submergent, les écouter pour ensuite décoder quel besoin fondamental les déclenche. Ainsi seulement il sera possible de les canaliser et non se laisser déborder par leur flot.

En effet, des besoins non reconnus génèrent de l’émotion. « Toutes nos émotions sont des signaux de nos besoins. Les émotions positives nous disent que nos besoins sont satisfaits ou en voie de satisfaction. Les émotions négatives qu’ils ne sont pas satisfaits. Écoutons et réfléchissons pour agir, à ce qui se passe avec nos besoins fondamentaux. » Bouddha

Car nous sommes des êtres d’émotions avant d’être des humains dotés de raison et capables de prendre des décisions.

L’amygdale est le siège des émotions, alors que le néocortex est le siège de la pensée. Les fonctions de l’amygdale sont de générer des émotions, en fonction de nos expériences passées.

« Quand on cesse de reconnaître ses émotions, on cesse de comprendre le sens de ses expériences. » Nathaniel Branden

Prendre conscience de ses émotions permet non seulement de mieux se comprendre, mais également de se recentrer et se réaligner avec soi. Verbaliser ses émotions, en identifier l’intensité, et en comprendre les déclencheurs nous aident à comprendre les émotions qui nous submergent.

« N’oublions pas que les petites émotions sont les grands capitaines de nos vies et qu’à celles-là nous y obéissons sans le savoir. » Vincent Van Gogh

Cela permet ainsi de canaliser certaines peurs et mieux réguler ses émotions.

Intelligence émotionnelle

2 – La maîtrise de soi

La maîtrise de soi réside dans la capacité à gérer nos impulsions et nos émotions pour faciliter notre travail au lieu de le gêner. La maîtrise de soi nous aide à garder notre calme et à nous montrer positifs dans les moments les plus éprouvants. Elle permet de rester concentré malgré le stress. Il existe de multiples techniques pour éviter le débordement émotionnel : recadrage, diversion, purge, auto-observation ou encore prise de recul.

« …Des émotions dont nous perdons le contrôle peuvent rendre stupides les gens les plus intelligents. » Daniel Goleman

3 – La capacité à se motiver

La capacité à se motiver consiste à savoir persévérer en dépit des obstacles et des déconvenues. Elle repose sur deux aptitudes que sont :

  • La maîtrise de nos pulsions.
  • Notre capacité à conserver une humeur positive.

Elle nous aide à prendre des initiatives et augmente notre efficacité.

Les deux dernières facultés sont relatives aux interactions avec les autres :

4 – L’empathie au travail

L’empathie est l’aptitude à envisager une situation du point de vue de l’autre, en décryptant les sentiments, les soucis et les besoins d’autrui. Elle permet d’entretenir des rapports harmonieux avec une grande variété de gens. Cependant, comprendre les autres ne signifie pas forcément être d’accord avec eux.

5 – La gestion des émotions d’autrui

La gestion des émotions d’autrui est l’aptitude à utiliser la contagion émotionnelle à bon escient. Elle demande de savoir décrypter avec acuité les situations et les réseaux humains et de bien maîtriser ses émotions dans ses relations avec autrui. Elle permet de persuader, de guider, d’animer des équipes, de négocier, de régler des différends.

Le contrôle et la gestion des émotions correspond à toute action entreprise pour altérer l’intensité d’une expérience émotionnelle. Il ne s’agit pas de réprimer ou d’éviter les émotions. La gestion des émotions permet d’infléchir la nature des émotions et la manière de les exprimer.

Certaines personnes parviennent mieux à gérer leurs émotions que d’autres. Ces personnes ont une intelligence émotionnelle particulièrement bien développée ; elles sont présentes à elles-mêmes et perçoivent ce que les autres ressentent. Elles peuvent sembler « d’un naturel calme », mais en réalité, elles peuvent elles aussi ressentir des émotions négatives. Ces personnes ont simplement développé un mécanisme d’adaptation qui leur permettent de gérer des émotions difficiles, et ainsi cultiver leur intelligence émotionnelle.

La bonne nouvelle, c’est que l’auto-régulation des émotions n’est pas un trait de personnalité statique. Les capacités de gestion émotionnelle s’apprennent et se perfectionnent dans le temps. Apprendre à gérer nos expériences négatives peut être bénéfique pour notre santé mentale et physique.

Il existe un certain nombre de stratégies de gestion des émotions qui, une fois acquises, permettent de développer des capacités d’adaptation.

En voici 5 à titre d’exemples :

1) Identifier les facteurs déclencheurs et les réduire

Il ne s’agit pas d’éviter les émotions négatives, ni d’en avoir peur. Mais nous n’avons pas non plus à nous mettre sans cesse dans des situations qui déclenchent des émotions déplaisantes. Commençons par examiner les schémas ou les facteurs présents au moment où des émotions fortes nous envahissent. Une fois que nous avons identifié ces facteurs déclenchants, nous pouvons commencer à analyser pourquoi ils nous affectent autant et si nous pouvons en réduire l’importance.

2) Engager un discours intérieur positif

Lorsque nos émotions semblent nous dépasser, notre discours intérieur peut devenir négatif : « J’ai encore tout raté » ou encore, « tout le monde est horrible autour de moi ».

Si on se traite avec empathie, on peut remplacer certaines pensées négatives par des ressentis plus positifs. Essayons de nous encourager en nous disant : « J’essaie toujours de faire de mon mieux » ou « les gens font du mieux qu’ils peuvent ». Ce changement de posture intérieure peut aider à atténuer nos émotions.

On peut ressentir de la frustration face à une situation qui ne s’arrange pas, mais on n’a plus besoin de chercher un coupable ni de généraliser les choses.

3) Rechercher les émotions positives

Les êtres humains accordent naturellement plus de poids aux émotions négatives qu’à celles positives. C’est ce qu’on appelle le biais de négativité. Les émotions négatives, comme le dégoût, la colère et la tristesse ont tendance à peser lourd. Les émotions positives, comme le contentement, l’intérêt et la gratitude s’avèrent plus discrètes.

Prendre l’habitude de prêter attention à ses expériences positives peut améliorer sa résilience et son bien-être.

4) Pratiquer la pleine conscience

La pleine conscience aide à « vivre le moment présent » tout en faisant attention à ce qui nous traverse. Utilisons nos sens pour prêter attention à ce qui se passe autour de nous sans porter de jugement. Ces capacités nous aideront à garder notre calme et nous éviteront de nous engager dans des processus de pensée négatifs lorsque l’on souffre émotionnellement.

5) Pratiquer des techniques de relaxation et de respiration.

La cohérence cardiaque est une pratique personnelle de la gestion du stress et des émotions. Elle permet d’apprendre à contrôler sa respiration afin de réguler son stress et son anxiété. On peut également travailler sur différentes techniques de relaxation pour mieux gérer ses émotions.

Il existe bien d’autres stratégies et approches pour mieux comprendre et apprendre à gérer ses émotions. Ces stratégies sont essentielles pour mieux gérer son stress, les relations interpersonnelles, et certaines situations de mal-être.

Je vous proposerai de les découvrir au travers de programmes d’accompagnement sur- mesure en formations collectives ou individuelles.

Contactez-nous

Coordonnées :

Profil Linkedin Envolaxion

Profil Linkedin Philippe CUMNENI